Avec des réponses pareilles, nous voilà bien avancé-es…

« Nous aimerions commencer cette première instance de l’année consacrée à la santé, la sécurité et les conditions de travail en se disant que tout va bien, que la rentrée s’est bien passée mais force est de constater que les 47 situations signalées et les 76  fiches SST reçues ne vont pas en ce sens. »

C’est par cette déclaration liminaire qu’a débuté la première instance de l’année. N’en déplaise à l’administration tout ne va pas si bien au sein des établissements du 1er et du 2nd degré, les conflits au sein des établissements sont de plus en plus fréquents ( inter personnel, avec les parents) la gestion des EBEP pèse de plus en plus sur la santé des personnels et la « maltraitance institutionnelle » est de plus en plus prégnante.

C’est à ce titre que nous avons demandé à ce que la priorité soit donnée à la proposition de véritables solutions à nos collègues. Le DASEN ne semblait pas voir de quoi nous parlions…

  • Compte rendu de visite d’une école en travaux sur site occupé

Cette visite a mis en évidence la nécessaire collaboration et le suivi régulier entre la mairie et les enseignants mais a également soulevé la problématique d’un déménagement d’école sans heures dédiées. Il est vrai que tous les collègues sont ravis de pouvoir faire des cartons le dimanche sur leur temps libre mais l’administration l’ a assuré nos collègues ont obtenu des HSE…. Ils auraient peut être préféré avoir du temps….

  • Présentation du suivi de visite d’un collège sur le thème de l’inclusion

Ce suivi de visite questionne à nouveau la mise en place dans cet établissement d’une sixième totalement inclusive. Si le DASEN nous explique que c’est une volonté nationale,  la circulaire de 2015 indique très clairement “Au sein d’un collège plus inclusif, la Segpa, bien identifiée comme structure doit permettre, pour les élèves issus de classes de CM2 pré-orientés en Segpa de poursuivre les enseignements du cycle de consolidation, et pour l’ensemble des élèves en situation de grande difficulté scolaire d’être mieux pris en compte dans le cadre de leur scolarité en collège”   On ne parle donc pas là d’une inclusion totale au mépris des besoins des élèves.

  • Désignation du référent départemental VDHA

C’était une formalité car un remplacement parmi nous mais c’est ajourné au mois de mars… Notre délégation de représentant·e·s des personnels FSU accepte les missions et fait le travail, comme toujours. Quand les autres représentant·e·s manquent de formation et nous cherchent des noises en séance, M. le DASEN, qui ne semble avoir qu’un très vague idée de ce que représentent les Violences, Discriminations, Harcèlement et Agissements Sexistes et aucune information sur les missions de la référente départementale, n’hésite pas une seconde à faire officiellement disparaître le dispositif en Ardèche pour 3 mois (hasard du calendrier : cette parenthèse s’étendra presque de la journée contre les violences faites aux femmes à la journée pour la défense des droits des femmes !) Présentation du rapport du médecin de prévention

  • Présentation du rapport du médecin de prévention

Les inquiétudes sont réelles quant à la charge du travail du médecin de prévention qui est au maximum des consultations qu’elle peut donner. Au moins une trentaine de sollicitations n’ont pas pu être traitées et un nouveau document a dû être mis en place lors de la prise de rendez vous afin de prioriser les demandes. L’Académie voit son personnel de médecine de prévention diminuer alors même que l’effectif actuel ne permet pas de répondre aux demandes. Le médecin de prévention a dû intervenir en Haute Savoie afin de pallier à l’absence de son / sa collègue.

Cette situation inquiète de plus en plus car, comme nous le rappelons, l’employeur est garant de la santé et de la sécurité de ses agents mais avec si peu de moyens en médecine de prévention l’exercice semble insoluble.

  • Fonctionnement des nouveaux « Pôle d’Appui à la Scolarité »

Actuellement deux PAS sont implantés sur le département (Joyeuse et St Peray) Les fonctionnements ne sont pas les mêmes. Nous présentons nos inquiétudes quant à cette diversité de fonctionnement. De plus, le cahier des charges définissant le fonctionnement des PAS soulève quelques interrogations que nous avons pu soumettre en F3S :

Les RASED peuvent être mobilisés par le PAS… Du coup quelles sont les modalités de ces mobilisations. Qu’en est-il des plannings d’interventions élaborés par les RASED et qui se voient bousculer par une « mobilisation» ?

Les psychologues de l’Education Nationale, déjà surchargé(e)s par les demandes de bilans, craignent de ne plus pouvoir être décisionnaires de leur planning. Ils, elles craignent que leur bilans ne deviennent que consultatifs.

L’institution nous répond qu’il faut laisser du temps à la mise en place des PAS qui vont être déployés sur tout le département. Elle nous dit que les pôles ressources permettront une régulation de ces situations. Cela nous laisse perplexe…

  • GT AESH

Depuis l’année dernière ce GT s’est réuni à plusieurs reprises.

Une fiche de souhaits à destination des AESH a été élaborée et transmises à tous les PIALS début mai. Si certains PIALS s’en sont saisi d’autres n’ont pas daigné le transmettre aux AESH. Cette fiche a donné lieu à des remontées positives sur la prise en compte des souhaits des AESH ( même s’ils ne sont pas toujours exauçables). Une prise en compte des demandes de toutes les AESH semblerait toutefois être une première piste dans la reconnaissance de ce métier. Un autre document à destination de tous est en cours de finalisation afin de poser un cadre sur la gestion des AESH, leurs devoirs et leurs droits.

Nous avons depuis cette rentrée au sein de notre délégation une deuxième AESH, nous avons donc à juste titre demandé qu’elles puissent être convoquées toutes les deux pour le groupe de travail mais la sacro-sainte nécessité de service fait tiquer l’institution (2 heures d’absence d’une AESH nuiraient considérablement au service public d’éducation…) Il nous semblait  pertinent que deux AESH puissent participer à un groupe de travail sur  les conditions de travail des AESH, d’autant plus qu’elles travaillent sur des PIALS différents.

  • Problématiques fiches SST

  • contractuels 2d degré : qui reçoivent leur affectation fin juillet, n’ont pas de possibilité de recours (ou du moins ne reçoivent aucune réponse à leurs messages) même en cas d’affectations multiples et éloignées, voient leur établissement de rattachement changé sans préavis et l’organisation souvent prévue avec les chefs d’établissements de l’année précédente balayée sans explication (et parfois même des classes qui du coup restent sur le carreau).

Notre avis : Au vu des conséquences délétères sur les personnels comme sur le service des affectations problématiques des contractuel·le·s enseignant·e·s du second degré qui reçoivent en juillet leurs affectations sans possibilité de recours en cas d’erreur et sans réponse efficiente même après la rentrée, la FS demande que les services du rectorat puissent prendre en compte les organisations prévues au sein des établissements ainsi que les impératifs médicaux et familiaux des collègues.

  • Relationnel famille : les agressions verbales, menaces de la part de parents d’élèves deviennent de plus en plus fréquentes dans une école où certains  agissent en « consommateurs  impatients » Il faut une réponse immédiate à toute demande et surtout la réponse qu’ils veulent entendre.L’utilisation des réseaux sociaux devient également problématique exposant nos collègues à la vindicte populaire. L’administration se doit de protéger les personnels dès lors que ceux ci sont attaqués de quelques manières que ce soit.

    Bâti scolaire : suite à un suivi de visite dans un collège dont nous présenterons le rapport à la prochaine instance, nous avons sollicité une visite de l’Inspecteur Santé et Sécurité au Travail pour soutenir les alertes des collègues. Les éléments alarmants constatés lors de la visite initiale n’ont pas évolué depuis : l’urgence liée aux problèmes phoniques, thermiques et d’hygiène pointés depuis plusieurs années ne semble pas pris en compte par le Conseil Départemental qui repousse les travaux prévus aux calendes grecques.

  • Direction d’école et surcharge : Sept fiches SST signalent une surcharge de travail liée aux tâches de direction d’école, particulièrement marquée au mois de septembre. Les directions ont en effet été confrontées à une accumulation de sollicitations provenant simultanément du ministère, du département et de la circonscription. La FS a demandé un allègement réel de ces tâches, notamment par une diminution des injonctions, par un allongement des délais de réponse, ainsi que par une augmentation du temps de décharge, indispensable pour assumer sereinement les nombreuses missions de début d’année.
  • EBEP : De nombreuse fiches SST pointent la difficulté à gérer les EBEP (Enfants à Besoins Éducatifs Particuliers). Les politiques d’inclusion, la transformation des ITEP et DITEP qui remet les enfants porteurs de troubles du comportement dans les classes, le manque de place en IME et les listes d’attente beaucoup trop longues mettent régulièrement les collègues dans de grandes difficultés. Nous sommes intervenus en F3S sur 4 points :Les collègues, les AESH et les encadrants des activités périscolaires doivent pouvoir bénéficier de formations sur les conduites à tenir pour prévenir les crises et les gérer sans qu’il y ait de mise en danger. La diversité des situations et des pathologies nécessite d’élaborer des protocoles particuliers spécifiques à chaque situation. Aussi la réponse institutionnelle ne peut être uniforme et doit permettre aux équipes d’être accompagnées pour concevoir des protocoles de gestion de crises. Dans certaines situations, les comportements violents peuvent obliger les collègues à intervenir physiquement. Il semble indispensable que le cadre juridique qui définit les contacts physiques soit établi de façon à protéger les collègues de mise en cause juridiques. Enfin, si les textes permettent à un enfant ayant un PPS de voir son emploi du temps aménagé si les temps d’inclusions sont trop longs, quels sont les moyens réels pour imposer aux familles ces allègements de scolarité.

Une visite d’établissement sur la thématique des RPS est prévue en janvier, une autre en mars sur l’inclusion et une dernière en mai dans une école.

La prochaine instance se tiendra elle le 10 mars d’ici là nous espérons que des réponses auront été apportées aux collègues en souffrance et que l’administration prendra la mesure de la dégradation des conditions de travail.