Compte-rendu des réunions d’information syndicale
de mars à l’attention des AESH
et d’avril 2026 spécial AESH-référentes

Tout d’abord, un grand merci aux AESH et AESH-référentes qui ont pu participer à ces réunions. Ce sont toujours des moments très riches en échanges et en informations pour nous aussi.

Compte-rendu des réunions spécial AESH

Plusieurs thèmes ont été abordés :

  • Disparités entre les PIAL
    Des disparités persistent entre les PIAL :


    Des entretiens professionnels ont lieu de façon régulière par endroit et dans d’autres, des AESH n’ont eu un entretien que lors du passage en CDI qui peut remonter à près de 10 ans.
    Lors de ces entretiens, des AESH ont reçu un questionnaire à retourner complété au pilote de PIAL.

    La FSU conseille vivement aux AESH de NE PAS renvoyer le questionnaire envoyé par le PIAL : certaines questions posent problème et y répondre pourrait desservir l’AESH, voire lui nuire.
    Un document est disponible sur le site du rectorat qui peut aider les AESH à préparer leur entretien. A aucun moment, il n’est fait mention d’un questionnaire à renvoyer.

    La distance entre le domicile de l’AESH et son affectation n’est pas prise en compte de la même façon dans le département. La mention d’une affectation dans un périmètre limité a d’ailleurs disparu dans le nouveau guide académique.

  • Elèves avec des troubles du comportement
    Les AESH notent que les élèves notifiés pour une autre raison qu’un trouble du comportement ne sont quasiment plus accompagnés,
    les AESH étant affecté.es en premier lieu auprès d’élèves perturbateurs.
    Il est signalé aussi le sentiment que ce sont toujours les mêm
    es AESH qui sont envoyé.es sur les cas difficiles, et souvent jusqu’à leur épuisement.
    La FSU intervient de plus en plus souvent pour soutenir des AESH que l’on envoie « éteindre le feu » auprès d’élèves au comportement violent et fait régulièrement remonter à l’administration la nécessité urgentissime de moyens supplémentaires, humains et matériels, pour accueillir des élèves au profil de plus en plus difficile.

  • Fiche de vœux

    Dans les PIAL où la fiche de vœux a été diffusée, les souhaits exprimés semblent globalement avoir été pris en compte pour les affectations de la rentrée 2025. Mais, dans certains, il est encore demandé aux AESH de signaler l’établissement que fréquente.nt leur.s enfants., voire leur.s petit.s-enfant.s !
    Comme tout personnel de l’Education nationale, un.e AESH peut travailler dans le même établissement que son enfant et bien sûr petit-enfant.

  • Les PAS

    En Ardèche, il y aura au total 14 PAS. En septembre 2026, le PIAL d’Annonay sera divisé en 3 PAS : Vallée du Rhône, Vallée de la Vocance et Pays d’Ay et le PIAL d’Aubenas en 2 : Aubenas Sud et Aubenas Nord.
    Les autres seront créés à la rentrée suivante.

    Les PAS sont prévus sur un secteur géographique généralement plus petit que les PIAL existants, ce qui explique peut-être pour l’administration la disparition de limite géographique pour l’affectation des AESH dans le guide académique.

    La FSU reste vigilante et continuera de soutenir les AESH afin de limiter au maximum leurs déplacements professionnels.

    Après des disparités dans le fonctionnement des 2 PAS déjà présents, les difficultés rencontrées principalement dans l’un des deux semblent s’être estompées.

    Les AESH présent.es aux réunions ont exprimé leur volonté que des critères soient pris en compte pour décider de leur rattachement à un PAS. En premier, vient la proximité (plutôt en temps qu’en kilomètres) soit de leur domicile, soit du lieu d’exercice de leur activité secondaire, soit encore de l’établissement fréquenté par leur.s enfant.s. Ensuite, le respect des affectations actuelles, lorsqu’il n’y a pas eu demande de changement, vient ensuite le degré d’enseignement, puis le type d’accompagnement et le nombre d’établissements.

    Dans le PIAL d’Aubenas, il semble que le fonctionnement du PAS soit déjà un peu en place avec la venue d’un éducateur et d’un enseignant spécialisés en observation. Une crainte a été exprimée : des remarques concernant le positionnement des AESH vis-à-vis des élèves pourraient, à terme, amener à des conflits d’objectifs.

  • Place de l’AESH dans l’équipe éducative

    L’inclusion des AESH dans l’équipe éducative n’est encore pas effective partout.

    Dans le nouveau guide académique, la mention de la place de l’AESH dans l’équipe éducative a été reléguée de la première page dans l’ancien guide à la huitième dans celui-ci.

  • Des AESH ont fait remonter leur déception concernant le peu de mobilisation lors des derniers appels à la grève. Et demandé à élargir l’appel aux associations de parents d’élèves, aux partenaires (Sessad, RASED…).
    Il est très complexe de travailler en intersyndicale au niveau national et la FSU a des contacts plus réguliers avec les associations de parents d’élèves afin qu’elles puissent s’associer aux mobilisations lorsque les revendications syndicales rejoignent les leurs.

Compte-rendu des réunions à l’attention des AESH-référentes

  • Le point le plus souvent déploré par les AESH-référentes est le manque, voire l’absence de communication avec l’administration. Les informations leur parviennent souvent par d’autres biais, par exemple les AESH.

    Pour informer les AESH-référentes de l’organisation de cette réunion d’information syndicale à leur attention, la FSU a utilisé leurs adresses-mail qui apparaissent dans le nouveau guide académique : les AESH-référentes ont souvent découvert l’existence de ces boites-mail en consultant le guide. Ces boites ne sont pas relevées et/ou seront crées au moment du passage en PAS ou encore les AESH n’ont pas les codes leur permettant l’accès à ces boites…

  • Le PIAL du Laoul :

    Une coordonatrice et 2 AESH-référentes pour 144 AESH. Les 2 AESH-référentes sont à temps complet au PIAL, ce qui leur permet d’accueillir et accompagner les AESH nouvellement recruté.es dans de bonnes conditions et de pouvoir facilement se rendre dans les établissements si besoin.

    L’entente est très bonne au sein de l’équipe et la répartition des tâches claire et équilibrée, le départ de la coordonatrice actuelle inquiète d’autant plus les AESH-référentes.

    Présence d’une coordonatrice

    La coordonatrice est en charge de l’affectation des AESH en s’appuyant sur les AESH-référentes qui connaissent mieux les souhaits de chacun.e, dans la mesure du possible en respectant une limite de 20 minutes pour les déplacements domicile-travail et en évitant des affectations sur plus de 2 établissements. D’une année à l’autre, l’affectation de l’AESH n’est pas modifiée lorsque l’équipe fonctionne bien et pour les accompagnements individualisés de 24 heures pour troubles de comportement, les heures sont réparties entre plusieurs AESH afin de ne pas les épuiser.

    De plus, la présence de la coordonatrice facilite la communication avec les établissements, les AESH et les familles. Dans le cas d’un dysfonctionnement d’un.e AESH, le recadrage est effectué par la coordonatrice et les décisions importantes sont généralement prises à trois, ce qui évite le ressentiment des AESH envers les référentes.

    Dans de nombreux PIAL, le poste de coordonateur.trice n’a pas été pourvu faute de candidat.es, le dédommagement proposé n’étant pas à la hauteur du temps requis pour effectuer cette mission. Mission qui a souvent été confiée aux AESH-référentes qui ont dû reléguer celle pour laquelle elles avaient été recrutées initialement.

La fiche de souhaits

Les AESH-référentes ont des retours très positifs des AESH et permet un système de « troc » qui limite les mécontentements. En règle générale, si l’équipe enseignante, l’AESH et l’élève sont d’accord, l’AESH reste au même poste à la rentrée suivante, et les demandes des parents ne sont prises en compte qu’en cas de problème réel.

La FSU a travaillé ces dernières années avec l’administration, dans le cadre de la FSSSCT à la réalisation de cette fiche qui permet aux AESH d’exprimer leur souhait et leurs préférences et se réjouit de ces retours positifs.

Le problème persiste pour les notifications en cours d’année, surtout les accompagnements individualisés, les mouvements pouvant entrainer des tensions.

Il y a tout de même « pas mal » d’AESH en arrêt-maladie et 2 démissions en septembre qui n’ont pas été remplacées faute de budget.

Ce PIAL deviendra en septembre 2027 le PAS Rhône et Coiron. Pour réduire son étendue, un secteur sera rattaché au PIAL Vallon Pont d’Arc et il n’y aura que 2 PAS : Gorges de l’Ardèche et Rhône et Coiron.

Le problème est qu’il y a actuellement 3 AESH-référentes et qu’il n’en faudra plus que 2 d’ici un an. On peut donc s’inquiéter du devenir de l’une d’entre elles, pour l’instant, personne n’a pris la peine de leur dire ce qui allait se passer.

La FSU a demandé à l’administration ce qui était prévu pour les AESH-référentes en surnombre (deux dans le département). Il semble que personne n’avait jusque-là pris conscience de ces situations et la réponse apportée n’est guère rassurante : « Y aura de la place pour tout le monde ! »

La FSU, par la répartition géographique des dossiers qu’elle traite, constate que la présence ou non d’un.e coordonateur.rice apparaît comme un facteur majeur dans le bon fonctionnement du PIAL, de la même façon, la relation avec l’IEN influe fortement sur la qualité du travail des AESH-référentes et par répercussion sur le climat général au sein des PIAL.

  • Au niveau départemental :

    Les AESH-référentes regrettent, en plus de l’absence de communication, le manque d’harmonie dans le fonctionnement des PIAL et le fait que leurs propositions ne soient jamais prises en compte, voire écoutées.

    Partout, les notifications ne sont pas respectées dans leur totalité, par manque de budget. A cela, viennent s’ajouter les personnels en arrêt-maladie de plus en plus nombreux.

    A la date de cette réunion, les AESH-référentes n’ont reçu aucune information sur le passage en PAS : Dans quel PAS seront-elles affectées ? Quelles seront leurs missions ? Quels locaux sont prévus pour les accueillir ? Quand aura lieu le déménagement ? Qui s’en chargera ? Quels matériels (ordinateurs, bureaux…) mis à disposition sur place ?

    Pour mémoire, à la création des postes d’AESH-référentes, la FSU est intervenue auprès de la DSDEN pour qu’un local, une table, un ordinateur et un téléphone soient mis à la disposition de ces personnels.

    A ce jour, aucun appel à candidature n’a été publié pour le recrutement de l’AESH-référent.e supplémentaire pour le 3ème PAS d’Annonay qui, par ailleurs, se trouvera dans un établissement privé avec un.e coordonnateur.rice de l’enseignement privé également.

    Les AESH-référentes ont exprimé leur mal-être face aux retours négatifs de plus en plus fréquents, des AESH : les affectations qui privilégient l’accompagnement d’élèves présentant des troubles du comportement lourds, avec violence verbale et/ou physique, au détriment du côté scolaire de l’accompagnement et les changements d’affectation en cours d’année qui semblent en augmentation.